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 Félix Moati, charmeur charmant

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Emjy
Bookworm
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MessageSujet: Félix Moati, charmeur charmant   Mer 12 Juil - 13:09

Et un topic de plus dans le sous-forum "Acteurs français" !   (C'est sûr, ils sont moins nombreux que les British par ici Laughing )
Felix Moati est un de mes jeunes acteurs français chouchous depuis quelques années et que j'ai récemment adoré dans Cherchez la femme (topic ici : )



Félix Moati est un jeune acteur et réalisateur de 27 ans. Il est le fils du journaliste et documentariste Serge Moati. Repéré par un agent alors qu'il accompagnait sa grand-mère chez le dentiste, il décroche un rôle dans la comédie adolescente Lol, de Liza Azuelos, en 2009. Il ne joue pas le jeune premier mais Arthur, le petit ami de l'héroïne au début du film, un vrai petit maître en goujaterie (rôle qu'il incarne haut la main d'ailleurs ).



Il décroche ensuite le rôle principal de la comédie politique et engagée Télé Gaucho de Michel Leclerc. Il joue Victor, un passionné de cinéma qui s’engage dans une chaîne de télévision associative, qui le révèle auprès d'un public plus large. Une performance qui lui vaudra une nomination au César du Meilleur Jeune Espoir Masculin en 2013.
Il tourne ensuite Valentin, Valentin de Pascal Thomas, dans la comédie ironique et déjantée Libre et assoupi (que j'aime beaucoup), la comédie sentimentale A trois, on y va !, aux côtés d'Anaïs Demoustiers (qui lui vaut sa 2nde nomination aux Césars), Hippocrate, Médecin de famille et La Vie très privée de Monsieur Sim.

Quelques photos :








Il sera bientôt à l'affiche de Gaspard va au mariage, le très attendu nouveau film d'Antony Cordier (réalisateur de Douches froides). Il jouera Gaspard face à la toujours excellente Marina Foïs.
Il réalise en ce moment son premier long-métrage, Deux fils, avec Vincent Lacoste.



Ce que j'aime chez lui : son charme, son naturel (on le compare à Belmondo mais je trouve ça assez facile ...), son petit air malin, sa capacité à faire rire (il est exceptionnel dans Cherchez la femme et la scène du slip dans Libre et assoupi est anthologique Razz ) et pour ne rien gâcher, il est très intelligent. C'est un réel plaisir de l'écouter présenter ses films lorsqu'il est en promo (il voulait être prof de philo plus jeune et ça se voit !). C'est aussi un jeune acteur très engagé.

Pour le titre du topic, je me suis inspirée du titre du portrait de Libération qui lui a récemment été consacré. Je le copie/colle ici car je le trouve très bien écrit :

Citation :
Charmeur et solitaire, hyperactif et en gestation, cet acteur de 27 ans est multifonctions et passera bientôt à la réalisation.
Avec lui, ça s’est passé comme ça. Il laisse la banquette à la dame, prend la chaise, on s’installe. Ses jambes très grandes dépassent largement du carré dessiné par la table. Son sourire toujours en grand écart ressemble assez à celui de Belmondo jeunot. Félix Moati a les iris kaki, fluctuant avec la météo. Sur lui-même, il porte un regard amusé. On soupçonne chez cet hyperactif un entraînement intensif à la pratique de la malice depuis qu’il est minot. Pour le flagrant délit d’encas, il présente des excuses avant de plonger ses nems de poulet dans la sauce chili. Il est 15 h 30, nous sommes dans la petite cour d’un hôtel discret, à l’écart des artères clinquantes partant des Champs-Elysées. S’il avait choisi un lieu pour la rencontre, on serait dans le XIe, son quartier, appartement loué. Il a 27 ans, des habitudes de vieux garçon. «Toujours dehors mais tout le temps dans les mêmes endroits. Assis à la même table quand j’écris. Si on s’était vus là-bas, j’aurais fait le cabotin.»
Au Pause Café, rue de Charonne, il a écrit Après Suzanne. Son premier court métrage figurait en sélection officielle de la catégorie, l’année dernière à Cannes. A la même table, seul ou avec Florence Seyvos, sa coscénariste, il y a peaufiné les Deux Fils, scénario de son premier long dont le tournage débutera en octobre. Vincent Lacoste, au casting de ces deux premières réalisations, dit de Moati : «Il s’inquiète si on ne décroche pas quand il appelle, il n’est jamais fatigué, toujours de bonne humeur, même après une sortie que je qualifierais de non négligeable. Il lui arrive toujours des trucs, il aime bien raconter des histoires, on ne sait jamais trop si c’est vrai, pas vrai, ou s’il exagère. Sa rapidité, son aisance d’écriture et son sens du dialogue me bluffent. L’amitié qui nous lie, le fait d’avoir travaillé en tant qu’acteur ensemble sur plusieurs films facilite notre façon de jouer. A la réalisation, il est hyper attentif aux autres, à la fois rassurant et très affirmé dans la direction d’acteurs, ce qu’il a su instaurer dans la douceur.»
Son CV d’acteur débute par le film Lol de Lisa Azuelos, il y a huit ans. Depuis, il a tourné onze films et trois de plus à venir, obtenu deux nominations aux césars. Pour prétexte de la rencontre, la comédie de la réalisatrice iranienne Sou AbadiCherchez la femme, dans laquelle il est Armand, amoureux de Leïla (Camélia Jordana). Ils sont étudiants à Sciences-Po, en partance pour les Etats-Unis quand le frère aîné de la belle revient d’un séjour au Yémen, transformation radicale. Armand, prié de se faire oublier, se grime en Schéhérazade pour revoir Leïla. «Sou Abadi ose virevolter avec une angoisse contemporaine en cherchant une réconciliation du moment. Sa pétillance est chargée de son rapport au monde, son vécu personnel m’a attiré. Ce qui me plaisait dans le rôle, c’était de disparaître pour être regardé et regarder différemment.»
Son débit de paroles est cent fois plus rapide que la 4G. C’est un joueur qui maîtrise ses sujets. Il peut analyser un film qu’il n’a jamais vu, et vous dire qu’en cuisine les pâtes à la poutargue sont sa spécialité. «Félix ? Des pâtes à la poutargue ? s’étonne Lucas Duchemin, ami depuis le CP. Il a plein de qualités, comme savoir aimer les défauts de ses amis, mais sur les pâtes à la poutargue, il vous a baladée, c’est moi qui les fais. Félix, c’est un charmeur charmant qui attire l’attention depuis qu’il est tout petit. Il a le tempérament d’un général. Mais il est aussi pudique, solitaire, parfois insondable et il se caractérise par l’amour qu’il donne et qu’il a de l’autre. On avait créé la "brigade antiraciste", on collait partout des affiches et des autocollants, on a fait tourner en bourrique le proviseur adjoint du collège Sévigné et ses cravates Bugs Bunny. Après un mois d’enquête, il a fini par nous gauler.»
Partant du principe que «l’amitié rend le monde habitable et les rêves absolument réalisables», avec ses potes de terminale, il monte un groupe de rock, Amok, dont il se fait tatouer le nom sur le bras. Il est bassiste, n’a pas le sens du rythme, se fait virer. Le pied dans le plâtre, il s’ennuie, s’inscrit avec d’autres amis au théâtre, dans le Marais. C’est leur professeur qui les porte candidats au casting de Lol.
Félix Moati se rêvait espion, «j’ai appris l’arabe littéraire pour ça. Je visais la DGSE, mais je suis trop bavard, c’est incompatible avec le métier». L’idée de devenir prof de philo l’a effleuré, bac passé. Ce bûcheur, qui affirme pratiquer «la nonchalance concernée», a écrit un roman de 300 pages qu’il n’a jamais voulu faire publier. Il avait 17 ans. Il a fait hypokhâgne et khâgne, mais Kant et Platon sont vite détrônés par son envie de jouer.
Félix Moati a l’inquiétude de tout : «De ne pas devenir qui je suis, de l’inconséquence, d’être dissolu, d’avoir une vie vaine.» Quand il a des sursauts de vanité, il relit l’Ecclésiaste traduit par Ernest Renan. Il se dit athée et regrette de l’être. Politiquement, il trouve que la «dynamique Macron sent l’Eurostar», il préférait celle de Hamon. Certains matins, il peut se réveiller mégalo, et au coucher se retrouver avec l’estime de soi à zéro. Il ne cache pas ses visites chez un lacanien. C’est un amoureux qui se considère «en cours perpétuel de perfectionnement». Il refuse de donner le prénom de sa compagne et tait la maison d’édition pour laquelle elle travaille.
De Moati, le réalisateur Michel Leclerc, qui lui a offert son premier rôle principal, dira : «Avec lui, on peut parler de tout, il sait écouter et a de la délicatesse. C’est un flambeur hypocondriaque et mélancolique, assez canaille, amoureux du romanesque. Sur un plateau, il connaît le scénario par cœur, son rôle comme celui des autres. Il est particulièrement doué pour la légèreté. Les sujets sérieux qui l’obsèdent sont l’engagement, l’amitié, la filiation, l’amour, le rapport à l’honnêteté quand on naît privilégié. Il est capable de porter les sacs d’une vielle dame dans la rue. Ça peut paraître con, mais c’est vrai. C’est un cœur d’artichaut qui donne ses feuilles à tout le monde et on ne peut que l’aimer.» Il dit avoir la chevelure et la verve de son père, Serge Moati, réalisateur, journaliste, animateur et auteur. C’est le petit dernier. «J’ai tout fait pour être le préféré.» Racines juives tunisiennes côté paternel. Italo-corses côté maternel. «Dans la famille tout s’obtient à l’opiniâtreté et à la tchatche, nous sommes des affectifs démonstratifs.»
Son frère, Victor, de huit ans son aîné, a créé une maison de production, spécialisée dans les films institutionnels, culture, musées. Sa sœur, Irène, est accessoiriste et future maman. Félix Moati a les yeux de sa mère, Sophie, énarque, haut fonctionnaire, travaillant à la Cour des comptes. «C’est la femme la plus discrète qui soit, elle a un sens aigu du devoir et de la rêverie, elle a ce goût d’étudier et m’a souvent conseillé, petit, d’apprendre à m’ennuyer.» Il lui a promis un jour d’essayer.

& vous, connaissez-vous Felix Moati ?
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Clover
Vicar's daughter
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MessageSujet: Re: Félix Moati, charmeur charmant   Mar 18 Juil - 21:02

Je pense n'avoir vu qu'Hippocrate avec lui. C'est un beau portrait paru dans Libération. C'est vrai qu'il y a un petit air de Belmondo jeune !
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Félix Moati, charmeur charmant
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