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 Carson McCullers

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Somnambule
Ironic Dandy



MessageSujet: Carson McCullers   Mer 19 Déc - 9:32

Sauf erreur de ma part, il n'y a pas de sujet consacré à Carson McCullers ! Je me permets donc de réparer cet oubli !

Carson McCullers est une romancière américaine (née le 19 février 1917 à Columbus, Géorgie (États-Unis), morte le 29 septembre 1967 à Nyack, État de New York).

De son vrai patronyme, Lula Carson Smith, elle abandonne une partie de son nom en 1930 pour se faire appeler Carson. Elle écrit sa première nouvelle, Sucker, à l'âge de 16 ans. Après des études à l'université de Columbia puis, à la New York University, elle publie, en 1936, une nouvelle intitulée Wunderkind et commence à travailler sur son premier roman Le cœur est un chasseur solitaire, initialement intitulé Le Muet.

En 1937, elle épouse Reeves McCullers et s'installe à Charlotte, Caroline du Nord, où elle achève Le Muet. Le cœur est un chasseur solitaire est publié en 1940 : elle a 23 ans. L'année suivante, en 1941, paraît un deuxième roman, Reflets dans un œil d'or, qu'elle dédie à Annemarie Schwarzenbach, dont elle est tombée follement amoureuse. En 1946, elle publie son troisième roman, Frankie Addams (The Member of the Wedding), rencontre Tennessee Williams et part voyager en Europe avec son mari. À la suite de problèmes de santé, elle tente de se suicider en 1947 et est hospitalisée à New York. En 1952, elle s'installe en France avec son mari, dans l'Oise, à Bachivillers. L'année suivante, elle retourne aux États-Unis après le suicide de celui-ci. Son quatrième et dernier roman, L'Horloge sans aiguilles, est publié en 1961. Elle meurt des suites d'une hémorragie cérébrale en septembre 1967.

(Merci Wikipedia pour cette petite présentation Razz)

Pour ma part, je l'ai découverte par hasard. D'abord, au travers d'un recueil de nouvelles. Et comme, ça m'avait plu et que je suis tombée par hasard sur un de ses romans, je l'ai acheté et aimé :-)


La Ballade du café triste

Non seulement, le titre est superbe de mélancolie, mais la photo de couverture – une image en noir et blanc représentant une femme au regard vide, une enfant, et un vieil homme au violon – est également très belle. Sept nouvelles mêlant, si j’en crois la préface de Jacques Tournier et la quatrième de couverture, des thèmes chers à l’auteure (tant dans sa littérature que dans sa biographie) : l’amour non partagé, la solitude, la difficulté à communiquer… Des thèmes universels, s’il en est.
Le recueil s’ouvre sur la nouvelle éponyme et la naissance du café de Miss Amélia. Celui-ci m’a fait penser au reflet inversé du Whistle Stop Café de Ruth et Idgie dans Beignets de tomates vertes. Miss Amélia distille un alcool qu’elle distribue en cachette, prépare des remèdes et des mixtures qu’elle dispense gracieusement, mais ne manque pas de réclamer des comptes et de se servir elle-même si on ne la rembourse pas. Miss Amélia a du caractère et nul n’oserait s’y opposer. Jusqu’à l’arrivée du cousin Lymon, petit bonhomme bossu qui se présente un soir comme un lointain parent de Miss Amélia. Alors que tout le village pense que celle-ci a assassiné son étrange visiteur, celui-ci s’installe chez sa supposée cousine, prend possession des lieux et la convainc d’ouvrir un café, qui deviendra le lieu de rassemblement du village. Jusqu’au jour où le passé d’Amélia fait son retour au village…
Suit une série de petits récits : Wunderkind décrit le désespoir de Frances, proclamée enfant prodige, mais qui, à l’adolescence, ne parvient plus à insuffler la moindre émotion dans son jeu au piano – alors que Heime, son ancien ami violoniste, est acclamé ; Le Jockey présente un jockey sombrant dans la folie suite à la blessure d’un de ses amis, qui ne pourra certainement plus jamais monter un cheval ; Madame Zilensky et le roi de Finlande montre la vie pathétique d’une malheureuse maître de musique enfermée dans ses mensonges ; Celui qui passe m’a rappelé Quatuor de Vikram Seth à travers les retrouvailles de deux anciens amants (ex-époux en l’occurrence) et le sentiment d’intrusion d’un homme dans la nouvelle vie de celle qu’il a aimée, remariée et mère d’un petit garçon ; Un problème familial expose le tragique d’une famille dont Emily, la mère, a sombré dans l’alcool ; enfin, Une pierre, un arbre, un nuage clôt le recueil sur le quasi-monologue d’un homme tentant de transmettre à un jeune garçon de douze ans ce qu’il appris trop vieux : la science de l’amour.


Le Cœur est un chasseur solitaire


Premier roman de cette auteure, publié alors qu’elle n’avait que 22 ou 23 ans. Et c’est à nouveau une petite perle que j’ai savourée du début à la fin.


Tout commence comme dans un conte :


Il y avait dans la ville deux muets que l’on voyait toujours ensemble. Le premier, Spiritos Antonapoulos est obèse et rêveur, a l’allure négligée, et travaille dans une boutique de confiseries et de fruits ; le second, John Singer est grand, l’air intelligent, toujours habillé proprement et sobrement, il est graveur dans une bijouterie. Les deux amis vivent ensemble et suivent chaque jour les mêmes rituels : ils partent travailler ensemble, rentrent ensemble, Antonapoulos prépare à manger et parle peu, Singer ne cesse de faire aller ses mains devant les yeux de son ami. Cette vie dure depuis dix ans, quand un jour, le cousin d’Antonapoulos le fait interner. Singer ne peut s’y opposer, mais cette décision est une tragédie pour lui. Il quitte leur maison, s’installe dans une pension de famille, prend ses repas au café de la ville. Et vit dès à présent dans l’attente des rares visites qu’il peut rendre à son ami.
Et pourtant, si Singer ne « parle » plus, il attire les confidences. La solitude appelant la solitude, peut-être ; le secret appelant le secret ; les fêlures appelant les fêlures… Quel meilleur confident qu’un sourd-muet ? Et pourtant tous sont certains qu’il les comprend. Tous, ce sont : Mick, la fille de la pension, adolescente en recherche, passionnée de musique (particulièrement de « Motsart » et de Beethoven, qui s’écrit avec deux « e » mais dont on en prononce qu’un), il lui suffit d’entendre un morceau pour le retranscrire, elle rêve de composer une symphonie dont elle esquisse les notes dans son cahier secret, de s’acheter un piano à tempérament (mais que ferait-elle si les huissiers venaient le lui enlever ?), de jouer dans le monde entier, d’être célèbre (elle signerait « M.K. »)… Tout en sachant qu’il n’y a d’autre espoir qu’un emploi au petit magasin du coin, une vie de misère à grappiller le moindre sou et économiser la plus petite bouchée… ; Jake Blount, un rouge, initié, qui voudrait tend propager la bonne parole autour de lui, mais comment leur faire comprendre ? ; le docteur Coppeland, un Noir, dont le rêve est d’émanciper sa race, mais ne connaît que déception lorsqu’il observe ses enfants ; et enfin, Biff Brannon, le tenancier du café, si seul dans son mariage, si seul dans son veuvage. Tous se confient à Singer. Singer ne les comprend pas toujours, mais il aime leur présence, achète une radio pour les recevoir (au plus grand plaisir de Mick). Mais qui connaît Monsieur Singer ? Qui sait d’où il vient ? Pourquoi il disparaît soudain quelques jours par an ? Et qui s’en préoccupe vraiment ?


Dernière édition par Somnambule le Mer 19 Déc - 9:47, édité 1 fois
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Pickwick
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MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mer 19 Déc - 9:42

Merci pour cette superbe présentation de Carson McCullers !

Je n'ai lu d'elle que The Heart is a lonely Hunter (quel titre sublime ...) et je me rappelle avoir énormément aimé ce roman dont tu parles très bien. Il s'en dégage une ambiance très particulière et très belle. C'est une auteur que je compte bien continuer à découvrir.
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Somnambule
Ironic Dandy



MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mer 19 Déc - 9:58

On m'a conseillé de lire Frankie Adams. je le garde en tête pour l'année prochaine.
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Seirên
Overbearing Master
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MessageSujet: Re: Carson McCullers   Jeu 20 Déc - 15:10

J'ai découvert tout récemment Carson McCuller avec Le Cœur est un chasseur solitaire et avant toute chose, je dois dire que j'ai été assez étonnée par la "maturité" de l'oeuvre considérant que l'auteur n'avait qu'une toute petite vingtaine d'années...J'ai commencé cette lecture sans grande conviction parce que j'en avais vaguement entendu parler et que j'étais assez intriguée car l'histoire et surtout le personnage principal du sourd-muet.

Au fur et à mesure de ma lecture, j'ai laissé de côté mes a priori et je me suis laissée emporter par l'écriture et l'histoire. Le personnage de Mr Singer est aussi mystérieux qu'attachant: le lecteur, comme les autres personnages, est intrigué par cet homme muet, qui semble sans passé: mis à part son amitié pour le Grec, que sait-on réellement de John? et sans avenir...Un personnage qui semble exister que lors de ses silencieux échanges avec les autres, sans ses interlocuteurs, Singer devient un être encore plus insaisissable, invisible presque. Quant aux personnages gravitant autour de cet homme-mystère, tous (excepté Antonapoulos) semblent comme "aimantés" par lui et à de nombreuses reprises, ces personnages font référence au sourire, à l'air paisible invitant aux confidences, de Singer. De plus, ces personnages, en dépit de leurs différences, semblent posséder un point commun: tous sont animés de désirs, d'espoirs secrets (déçus et/ou espérés): Mick veut se dévouer à la musique, Coppeland et Blount sont animés par des idéaux politiques, Biff dissimule sa part de féminité...

Antonapoulos lui, semble être un personnage "à part" qui ne semble pas avoir besoin d'interactions avec l'autre, pour pouvoir vivre et ne semble guère animé par un quelconque désir ou rêve. Dans la perception que Singer nous offre de son ami, j'ai eu l'impression de "voir" un personnage refusant l'échange et vivant uniquement pour lui et sans se soucier de Singer: il s'intéresse davantage à ce que lui apporte Singer à l'asile plutôt qu'à son ami, il vit en dehors des "règles" et semble suivre ses propres instincts. En tout cas, c'est ainsi que j'ai perçu ce personnage assez intriguant puisque existant hors de l'échange, contrairement aux autres personnages et à Singer.

Au-delà de cette réflexion sur le langage, le roman de Carson McCullers offre un regard intéressant sur cette Amérique à la veille de la Seconde guerre mondiale: l'Amérique décrite par Le Cœur est un chasseur solitaire n'est pas l'Amérique conquérante qui va devenir toute-puissante mais celle des laissés pour compte, des marginaux
(comme Blount) qui ne parviennent pas à "s'intégrer", des minorités ignorées ou méprisées..

Ce livre fut une belle découverte et j'ai envie d'en découvrir plus: je pense lire Reflets dans un oeil d'or du même auteur qui a été adapté au cinéma avec Marlon Brando et Elizabeth Taylor.
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Somnambule
Ironic Dandy



MessageSujet: Re: Carson McCullers   Ven 28 Déc - 15:07

C'est vrai que la question du langage est traitée de manière très intéressante (et j'adore ce thème, je l'ai travaillé pour mon mémoire).

Seirên a écrit:
Ce livre fut une belle découverte et j'ai envie d'en découvrir plus: je pense lire Reflets dans un oeil d'or du même auteur qui a été adapté au cinéma avec Marlon Brando et Elizabeth Taylor.

Tu viendras nous donner ton avis si tu le lis ? J'aimerais beaucoup savoir ce que tu en penses.

Tiens, j'ai découvert ceci : http://www.youtube.com/watch?v=2R-Ikfyh-6Q

Je me demande si ça a un rapport avec le roman de Carson MacCullers...
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Seirên
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MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mar 29 Jan - 15:02

J'ai lu un très court roman de Carson McCullers, Reflets dans un oeil d'or:

Citation :
Il y a un fort dans le Sud, où il y a quelques années un meurtre fut commis. Les acteurs de ce drame étaient deux officiers, un soldat, deux femmes, un Philippin et un cheval.

Dans ce très court roman de Carson McCullers, l'intrigue digne d'un petit vaudeville tounrant au drame, n'est guère importante, ce qui intéresse avant tout l'auteur, à mon avis, ce sont les différents acteurs de cette pièce se déroulant dans un huis-clos étouffant, oppressant: une caserne sans nom, perdue au beau milieu du Sud. Une pièce dans laquelle chaque protagoniste avance masqué, se dissimule, tant bien que mal, derrière les apparences. Le premier rôle est sans nul doute attribué au capitaine Penderton, (mal) marié à Léonore, pur produit féminin du vieux "Sud", élevée dans le seul but de devenir une maîtresse de maison:
Citation :
Mne Penderton s'attachait aussi à quelques notions du Midi. Elle était persuadée, par exemple, que la pâtisserie n'est bonne que si elle a été roulée sur un dessus de table en marbre.
C'est une femme que le narrateur qualifie de peu "intelligente" qui ne trouve son plaisir que dans ses exploits amoureux et qui prend plaisir à provoquer son mari en mettant en avant sa seule arme: sa provocante sensualité.

Les Penderton sont amis avec un couple lui aussi rongé par la haine: Les Langdon. Léonore entretient une liaison (entre autres...) avec Langdon qui lui aussi, se soucie des apparences: par exemple, sur sa table de nuit, il a posé un pavé littéraire et chaque nuit, il tourne quarante pages, y glisse une allumette pour faire croire qu'il lit bien ses quarante pages par soir avant de se plonger...dans un magazine de science-fiction! Il tente également de se maintenir à l'écart de sa femme, Alison, une femme fantasque et malade qui lui fait honte. Les deux époux n'éprouvent plus rien l'un pour l'autre mais Langdon refuse d'entendre parler de "divorce" pour sauvegarder là encore, les apparences. Quant à l'amitié unissant les deux couples...ce n'est qu'un jeu, du bluff: Léonore et Langdon sont amants, Léonore méprise Alison, tout comme Penderton qui a lui, la fâcheuse manie de tomber amoureux des amants de sa femme!

Le seul lien sincère étant celui entretenu entre Alison et son jeune serviteur, Anacleto, un jeune Philippin rêveur, fantasque, épris de danse et qui se pique de langue française, ce qui donne lieu à des interventions en "français" complètement décalées! Le personnage d'Anacleto apporte une petite bouffée d'oxygène dans ce huis-clos, sa fantaisie, ses expressions assez fantasques, son amour pour Alison:
Citation :
[...]Le Seigneur avait gaffé lourdement quand il avait créé tous les humains, excepté lui et Mne Alison - excepté aussi les gens de théâtre, ballerines, grands artistes et autres prodigues qu'on voyait sur les planches.
Personnage orgueilleux certes mais qui est le seul sincère dans son rapport avec Alison et aux autres, qu'il méprise cordialement.

Cette pièce se déroule sous le regard du jeune soldat Williams, le soldat aux "yeux d'or bruni", un jeune homme taciturne, au passé mystérieux, assez étrange qui prend plaisir à épier les faits et gestes de la maison Penderton...

Dans ce roman, Carson McCullers met en avant la fragilité des apparences, la difficulté de comprendre L'Autre et celle de s'affranchir de certains tabous. La violence, latente au début du roman (dans les échanges verbaux entre Léonore et Penderton) se découvre au fur et à mesure de l'histoire, passant d'une violence à mots couverts, d'une violence physique, brutale, qui peut déconcerter le lecteur: ainsi, deux scènes m'ont marquée par leur cruauté: l'auto-mutilation d'Alison et celle où Penderton, se venge de sa femme (et aussi de lui-même, le "Pécheur") en battant violemment le cheval de Léonore: la scène est décrite de façon crue et rend compte de la folie qui à cet instant vengeur, anime Penderton qui passe depuis le début du roman pour un personnage sachant maîtriser ses pulsions...

En conclusion, c'est une lecture prenante, pesant à certains moments, cruelle également mais non dénuée d'humour acerbe. Une petite perle que je vous recommande fortement.

Comme je l'ai dit dans un précédent post, il existe une adaptation de ce roman datant de 1967 et je dois dire que le casting est alléchant: Marlon Brando incarne Penderton, Elizabeth Taylor celui de son épouse et la fragile Alison est interprétée par Julie Harris (l'adorable Abra d'A L'Est d'Eden). Sérieusement, lorsque j'ai vu le casting, j'ai eu un gros pincement au coeur: Brando, Taylor, Harris...le rôle de Williams était fait pour James Dean: dans la description de ce jeune soldat taciturne, aux yeux "dorés" inquisiteurs, timide avec les femmes...c'est Dean que je voyais! En plus, sachant que les personnages de Penderton et de Williams se détestent et se méprisent, je me dis que Dean et Brando auraient joué cela à la perfection! Le tournage aurait été plus qu'explosif mais serait devenu culte! Surprised .

Sérieusement, je pense voir le film même si je pense que celui-ci doit être"édulcoré" par rapport au roman original: le roman traite de sujets sensibles, la sensualité de Léonore (qui se balade nue pour provoquer Penderton), la violence de certaines scènes, tout cela a eu de quoi faire bondir les censeurs d'Hollywood!
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Somnambule
Ironic Dandy



MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mar 29 Jan - 15:10

Tu me donnes envie de découvrir ce roman !
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Somnambule
Ironic Dandy



MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mer 8 Jan - 15:04

J'ai retrouvé Carson McCullers pour commencer cette nouvelle année en lisant Frankie Adams et je suis toujours charmée par ses personnages si touchants dans leur solitude, leurs fêlures, leurs (dés)illusions... Frankie Adams, c'est :

"une adolescente mal dans sa peau : son corps lui échappe, trop gauche et maladroit. Profondément solitaire, elle rôde dans la vie et dans la ville à la recherche d'une oreille attentive. Garçon manqué, frêle et négligée, elle n'a pas d'amis, mis à part son jeune cousin John Henry, et sa cuisinière noire, Bérénice. Quand elle apprend que son frère se marie et quitte la ville, c'en est trop : elle aussi partira, avec eux, pour toujours. Loin de cette cuisine aux odeurs aigres, de cette chaleur suffocante, où le temps semble s'écouler si lentement. Voulant annoncer la nouvelle à la terre entière, elle va parcourir les rues de sa ville natale, fébrile et exaltée. Mais le jour du mariage Frankie n'ira nulle part. Carson McCullers réussit un tour de force en nous replongeant dans cet état à la fois si douloureux et si excitant de l'adolescence. Pour que la Frankie Addams qui sommeille en chacun de nous ne s'endorme jamais vraiment et continue de regarder le monde avec des yeux attentifs et singuliers."
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Seirên
Overbearing Master
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MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mer 8 Jan - 17:41

bounce Je crois que Frankie Addams sera ma prochaine lecture!!  study
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Somnambule
Ironic Dandy



MessageSujet: Re: Carson McCullers   Mer 8 Jan - 17:42

J'ai hâte d'avoir ton avis !
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MessageSujet: Re: Carson McCullers   

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