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 Elisabeth Strout

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AuteurMessage
adtraviata
gothic novel reader
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MessageSujet: Elisabeth Strout   Ven 20 Juil - 17:40

Une auteur dont on a découvert le roman Olive Kitteridge en 2010. Son premier roman, Amy et Isabelle, a été publié en français en 2012, il m'attend dans la PAL...

Voici mon avis sur Olive Kitteridge, un de mes coups de coeur en 2011, qui est depuis paru au Livre de poche.

Quatrième de couverture :

"Olive est l'épouse du pharmacien de Crosby, petite ville côtière du Maine. Elle est la mère de Christopher, qu'elle étouffe. Et aussi ce professeur de mathématiques tyrannique, au franc-parler souvent blessant, capable pourtant de surprenants élans de bonté.
Olive Kitteridge traverse cette fresque polyphonique où le destin des habitants de Crosby - héros ordinaires - s'entremêle sur une période de trente ans. Surgit alors une personnalité hors normes, une femme a priori peu aimable, mais ô combien attachante.
Ce portrait composé par fragments offre d'Olive une multitude d'éclairages - parfois contradictoires, toujours justes. Rarement un écrivain a approché avec une telle puissance la singularité et la complexité de la nature humaine - son universalité, aussi."


Si j'ai repris aussi platement cette quatrième de couverture, c'est parce qu'il exprime mieux que je ne pourrais le faire les qualités de ce roman, qui est un coup de coeur pour moi !

J'ai d'abord aimé le cadre, le Maine si rafraîchissant, si vivifiant, cela faisait référence (implicitement, personnellement) à des auteurs comme John Irving, Douglas Kennedy, Laurie Colwin...

On croirait lire des nouvelles indépendantes, toutes reliées pourtant par la personne d'Olive, personnage central ou tout à fait secondaire (dans ce cas, elle semble parfois avoir été l'inspiratrice des autres personnages). C'est vrai, Olive a sans doute "un sale caractère" comme le lui reproche son fils, elle a un franc parler qui ne plaît pas à tout le monde. Je vais essayer de ne pas tomber dans le cliché, mais en réalité Olive est embarrassée d'un coeur parfois gros comme ça, d'une difficulté paralysante à dire avec simplicité aux gens qu'elle aime qu'elle les aime, elle est capable d'une empathie, d'une compréhension, d'un soutien d'une grande délicatesse envers des personnes en difficulté, comme une jeune femme anorexique ou une jeune veuve. Sans oublier l'humour plein de finesse de certaines scènes (Olive à l'hôpital par exemple !). Elle sait aussi, malgré tout, relire avec reconnaissance les années de mariage avec Henry, vieux et malade, et rebondir, être toujours capable d'être tout simplement "en vie" malgré ses septante ans bien pesés.

Un petit exemple de l'humour de l'auteur (et il ne s'agit pas d'Olive) : "Depuis quelque temps, ils passaient vraiment de bons moments ensemble. Un peu comme si leur vie de couple avait été un long repas très compliqué, mais qu'à présent ils pouvaient déguster un délicieux dessert." (p. 177)

Je sais pourquoi j'aime tant Olive Kitteridge : sans doute parce que je lui ressemble, que je me reconnais en elle avec son "oursitude", ses pieds bien sur terre et sa difficulté à exprimer ses émotions. Mais comme le livre a reçu le prix Pulitzer aux États-Unis, je suppose que je n'ai pas tout à fait tort de l'aimer et de partager ce coup de coeur avec bien d'autres lecteurs !

Elizabeth STROUT, Olive Kitteridge, Éditions Écriture, 2010


Dernière édition par adtraviata le Sam 21 Juil - 11:17, édité 1 fois
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Akina
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MessageSujet: Re: Elisabeth Strout   Sam 21 Juil - 9:10

J'aime beaucoup l'humour !
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Popila
Bookworm
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MessageSujet: Re: Elisabeth Strout   Sam 21 Juil - 11:33

Un livre très tentant, encore une fois. Wink

Merci pour cette présentation, Adtraviata ! Very Happy

_________________
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Titine75
Station Kiss
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MessageSujet: Re: Elisabeth Strout   Ven 29 Sep - 11:50



Lucy est hospitalisée pour une appendicite. Mais après l’opération, une infection se déclare. Lucy est alors forcée de rester à l’hôpital durant de longues semaines loin de son mari et de ses deux filles. Une visite inattendue va rompre sa solitude. Sa mère vient lui rendre visite et reste cinq jours et cinq nuits à son chevet. Les deux femmes ne se sont pas vues depuis de nombreuses années. Lucy et sa mère se parlent de tout et de rien. La mère raconte des histoires à sa fille, celles de ses anciens camarades d’école, des habitants de la petite ville de l’Illinois où Lucy est née. Celle-ci se remémore ses moments passés là-bas, son enfance pauvre et sans affection et la manière dont elle a fui sa famille et sa classe sociale.

J’avais beaucoup aimé « Olive Kitteridge » qui présentait avec beaucoup de délicatesse les petits riens et les grandes tragédies de la vie. J’ai retrouvé la même qualité dans ce dernier roman. En de courts chapitres, Lucy nous présente sa vie, les grands moments, les grandes tristesses, les petits riens qui font parfois tout basculer. Par petites touches, en quelques mots, on devine la dureté de l’enfance vécue par Lucy. La famille de trois enfants qui doit vivre dans un vieux garage. On devine le manque de nourriture, le froid, l’humiliation quotidienne face aux autres enfants. La mère est parfois violente, le père est ambigu. Lucy souffre surtout du manque d’amour, et de gestes tendres qu’elle continue de réclamer à sa mère durant ses visites à l’hôpital. Lucy déplore également une pauvreté intellectuelle, un manque de culture populaire qu’elle sentira tout au long de sa vie.

« Je m’appelle Lucy Barton » est également, comme son titre l’indique, une affirmation de soi. Lucy a trouvé le moment de transcender sa souffrance. Elle est devenue écrivain. Pour se faire, il lui a fallu couper les ponts, s’éloigner des racines du mal pour enfin s’affirmer. Le livre que nous lisons est celui qu’elle a écrit au mitan de sa vie pour se libérer de sa relation d’amour/rejet pour sa mère. La littérature, l’écriture est une catharsis, une béquille pour aider à vivre mieux.

« Je m’appelle Lucy Barton » est un livre touchant, tout en délicatesse et en sobriété. C’est le récit d’une renaissance par l’écriture, d’un dépassement de ses douleurs, de ses blessures grâce aux mots.
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