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 Le Morte d'Arthur de Thomas Malory

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Léodagan
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Léodagan


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MessageSujet: Le Morte d'Arthur de Thomas Malory   Le Morte d'Arthur de Thomas Malory Icon_minitimeDim 5 Fév - 16:33

Oyez, oyez, les aventures du roi Arthur, de la reine Guenièvre, de Lancelot des chevaliers de la Table Ronde par Sir Thomas Malory, chevalier anglais de son état, né vers 1405 et mort en 1471.

Ce roman parle du roi Arthur, qui est sans doute la légende européenne la plus connu de tout le Moyen-Age et nombreux sont les auteurs qui en font mention. C'est notamment à partir de ces anciens récits que Malory a réécrit l'histoire d'Arthur, créant, d'une part, le pilier final de la légende et, d'autre part, le premier roman digne de ce nom, d'après certains spécialistes. Ce livre a aussi le privilège d'avoir été l'un des livres emmené par Lawrence d'Arabie lors de ses aventures en Afrique.

Bien qu'intitulé Le Morte d'Arthur, ce pavé roman de 1000 pages publié en 1485 raconte l'enfance et le couronnement d'Arthur pour continuer par les (très) nombreuses aventures de certains chevaliers et finir par la quête du Saint-Graal et la mort d'Arthur.

Ainsi, on prendra part aux aventures de Balain, Lancelot, Gahériet, Palamède, Lamorat, Gauvain, Perceval, Bohort, Yvain, Galaad, Tristan (A noter que c'est le même Tristan de la légende, celui qui jura un amour fidèle à Yseult aux dépends du roi Marc), .... Au fil des pages, on entendra inlassablement parler de duel, joute et tournoi. Imaginez les chevaliers du roi Arthur, du roi d'Ecosse, du roi d'Irlande, du roi du Northumberland et du roi des cents chevaliers rassemblant plusieurs centaines de personnes se divisant en deux camps, joutant pendant plusieurs jours pour acquérir de l'honneur et être le meilleur chevalier de la journée (aux dépends de la morts de quelques-uns, cela va sans dire). Et quand deux chevaliers se rencontrent par hasard, la seule chose qui leur vient à l'esprit est de jouter pour acquérir de l'honneur.

On parlera aussi des valeurs chevaleresques comme l'amour courtois, la fidélité, l'amitié sincère (comme celle de Tristan et Lancelot, les deux meilleurs chevaliers au monde, qui se sont juré de ne jamais se battre entre eux) et qui ne sont qu'ombre et poussière du temps de Malory (il le dit lui-même). On entendra aussi parler des demoiselles à sauver, des châteaux assiégés, des prisonniers à délivrer qui constituent les aventures recherché par tout chevalier. Quand une femme est assiégée et qu'un chevalier passe dans le coin, c'est de son devoir de devenir son champion pour battre le champion du camp d'en face et ainsi sauver la jeune fille.

Quand on parle d'Arthur, on parle aussi de Merlin. A la fois magicien, prophète et adepte du déguisement (en utilisant la magie, bien entendu), il conseillera Arthur dans ses décisions. Mais la magie ne se rapporte pas uniquement qu'à lui. La dame du Lac qui offre Excalibur à Arthur et son fourreau qui donne l'invulnérabilité à son possesseur, les ruses de la fée Morgane pour tuer Arthur et les divers lieux enchantés montrent qu'on baigne dans un univers païen. Mais ces résonances disparaissent peu à peu pour s'apercevoir que la loi chrétienne s'est imposé. Et les nombreuses références à Dieu, sacrements et rencontres avec des prêtres et des ermites (qui mystérieusement ont le pouvoir d'interpréter les rêves) et surtout l'avant dernier paragraphe du livre laissent à penser que l'auteur aurait pu être prêtre. Même le code de la chevalerie parle de Dieu : lorsqu'une pucelle est jugée de trahison et qu'un chevalier la croit innocente, c'est de son devoir de se battre contre le chevalier accusateur, puisque Dieu est censé guider celui qui dit la vérité.

On pourrait croire qu'avec les valeurs inculquées dans la chevalerie, le monde entier est rose. Mais ce n'est pas le cas. Même si le christianisme s'est imposé à cette époque, même si la pureté et le salut de l'âme était ce que recherchait toute personne en théorie, il existe quelques chevaliers félons qui n'hésitent pas à tuer lâchement pour se venger et laver leur honneur, même si l'assassin et la victime font tous les deux partie de la Table Ronde. D'autres ont une relations avec des femmes non mariées ou bien mariées à un autre, notamment celle de Lancelot et Guenièvre. Au point que lors de la quête du Saint Graal, on apprendra que 3 chevaliers sur les 150 que compte la Table Ronde sont assez purs pour s'approcher du Saint Graal. Même les femmes sont concernés, et Lancelot en fera les frais. Plus d'une fois, lorsque la maitresse d'un château l'aura capturé, elle lui laissera le choix : soit il viendra dans son lit, soit il sera mit en prison, ce qu'il acceptera à chaque fois.
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