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 Michel Houellebecq - Les particules élémentaires

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Pickwick
Swoon addict
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MessageSujet: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   Lun 16 Jan - 10:33

Je viens de finir, péniblement, ce roman de Michel Houellebecq.


Je ne sais pas quoi écrire sur cette chose. Globalement, il s'agit de l'histoire de deux demi-frères, Michel et Bruno, le premier, chercheur handicapé social, tout consacré à sa science et incapable de s'insérer dans le monde, le second, prof pervers/jouisseur, qui se vautre dans l'abjection en espérant capter de-ci de-là quelques moments de jouissance.

On sent bien la volonté de l'auteur, à travers le destin de ces deux hommes, de dresser un tableau de la société humaine et de son dépassement/son annihilation. On sent la volonté de reprendre l'utopie d'Huxley (Brave new world) et de montrer qu'en fait c'est l'inverse: que le régime ignoble qu'il faut faire disparaître, c'est notre monde à nous, pour pouvoir tendre vers celui d'Huxley qui, bien au contraire de ce que l'on peut en dire, est un monde idéal, beau et sain, dans lequel on peut enfin s'abimer dans la non pensée...

Que dire de ce livre ... Que dire de cette succession de tableaux mesquins et laids, que dire de ces histoires totalement clichées, caricaturales, que dire de ce style lourd, pompeux et pesant ; enfin, que dire de cette espèce de fin lamentable, arrivant comme un cheveux sur la soupe.

Houellebecq est définitivement un sale type dans tous les sens du terme, sale, crasseux, mesquin, méchant, réac, raciste. C'est une sorte de résumé de tout ce que je hais. Le regard de ce mec salit tout, si bien que j'ai eu l'impression de descendre dans une fosse commune.

Houellebecq me fait exactement l'effet de ces vieux cons qui pensent tout connaître sur tout et essayent à toute occasion de vous faire sentir leur supériorité en vous racontant le monde à leur manière (parce que pour eux il n'y en a pas d'autre), d'un ton docte ne laissant aucune place à la contradiction ou la liberté de penser autrement. En découlent ces espèces de passages récurrents qui ont failli me faire lâcher le roman à la dixième page. En effet, Houellebecq introduit généralement ses passages par une sorte de petite dissertation scientifique ou pseudo philosophique (une sorte de petit cours docte et déclamatoire) avant de passer à son sujet, dont le rendu est insupportable et me donne des envies d'autodafé. Imaginez que la moitié des passages d'un roman commencent comme ça:

la mouche est un insecte drosophile dont les deux ailes sont attachées sous l'abdomen par deux ligaments croisés dont l'élasticité est de 12 sur l'échelle de Hansen. La mouche se posa sur la joue de leur mère. Elle était morte.

Outre l'exaspération que cela peut susciter chez le lecteur, c'est aussi une manière pour l'auteur de couper toute possibilité d'identification et d'introduire une distance entre le lecteur et l'histoire qui rend tout à la chair et à ses petites mesquineries. Mais qu'est-ce que ce roman si ce n'est un ramassis de saleté, perversions et petitesses en tout genre. Dans les 40 premières pages, vous aurez droit à une viol scatologique entre enfants. Je n'ai pas compté le nombre de bite, suce, pipe, bander, branler mais croyez moi c'est presque à chaque page. Tous les personnages sont laids, abimés, aucun ne pourra jamais trouver le bonheur parce que c'est quelque chose que Houellebecq ne peut pas comprendre.

Ce roman m'a fait l'effet d'une vomissure d'un vieux mec malsain et plein de haine.

Au final, je trouve le thème stupide, la volonté sous-jacente moralement honteuse et même vaine, le style sans intérêt voir carrément mauvais ... Je ne comprend pas le succès de ce mec, je ne comprend pas ce que les critiques ont pu lui trouver. Peut-être que certains d'entre vous ont aimé, dans ce cas, je serai vraiment très intéressé par votre avis. Peut-être enfin certains d'entre vous l'ont lu et n'ont pas aimé. Avez-vous eu le même sentiment que moi, ce même rejet très violent ?





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sookie
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MessageSujet: Re: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   Lun 16 Jan - 11:01

Je n'ai jamais apprécié l'homme Houellebecq ou le personnage qui se crée pour les plateaux de télé mais je me suis dis que "peut-être" Houellebecq auteur est mieux. A force d'entendre que ses livres sont encensés je me suis dis pourquoi pas. J'achète d'occasion L'impossibilité d'une île (je crois) c'est l'histoire du monde de demain où il y a des clones Houellebecq partout. J'ai arrêter ma lecture au bout de 5 pages je crois j'en avais marre de lire toujours du "moi", "je", "je", et encore "moi". Je me demande encore comment il a gagné son dernier prix scratch
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Julia
Bookworm
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MessageSujet: Re: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   Lun 16 Jan - 11:03

Pickwick: ta présentation est édifiante! Je n'ai jamais eu envie de lire Houellebeck et ta critique ne fait que confirmer mon impression! C'est tout le contraire de ce que je recherche dans la lecture.
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Akina
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MessageSujet: Re: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   Lun 16 Jan - 11:23

Je n'ai lu que Plateforme, de cet auteur, et je rejoins Pickwick sur sa présentation.
Plateforme raconte l'histoire d'un mec un peu paumé, un peu raté, un peu seul qui rencontre lors d'un voyage organisé en Asie du Sud-Est (clairement pour aller sauter des prostituées thaîes) une jeune femme dont il tombe amoureux.
Il a développé une "théorie" selon laquelle les blancs ont perdu toute sensualité et n'arrivent à prendre du plaisir
que dans la perversion. Pour retrouver le plaisir sexuel simple, il faut qu'il couchent avec des africains/nes ou des asiatiques
qui seuls ont gardé cette animalité qui permet de jouir - amis du
racisme et du bon goût, bonjour. pale
Mais cette jeune femme est la seule européenne qu'il rencontre qui soit encore dans le plaisir simple et vrai - la sorte d'exception qui confirme la règle.
Elle travaille chez Nouvelles Frontières ou un truc dans le genre et, armé de son expérience à elle dans les voyages, et de sa théorie, ils mettent en place des voyages organisés où le seul but est d'aller coucher avec des "indigènes" dans les pays tropicaux.

Bien entendu, vous pouvez imaginer à quel point ce sujet est propice à quantité de description de scènes de sexe, environ une toutes les 3 pages, pour démontrer 1/ que les thaïes sont sensuelles ; 2/ que sa copine est un bon coup ouverte à toutes les expérimentations ; 3/ mais que le reste des parisiens/nnes ne sait plus coucher avec générosité (puisque le principe d'un "bon coup" selon lui, c'est le partenaire qui cédera à tous ses fantasmes).
Spoiler:
 
C'est sinistre, glauque, malsain, désagréable. Après avoir tourné la dernière page, je me suis jurée de ne plus jamais ouvrir un autre livre de cet auteur. Mais je pensais quand même que le côté hyper-sexualisé de ce roman était du au sujet.
D'après ce que dit Pickwick, ce n'est pas le cas et ça s'applique aussi à ses autres romans.
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Popila
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MessageSujet: Re: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   Lun 16 Jan - 17:27

Moi non plus, je ne comprends pas très bien le succès de ce type. Je n'ai jamais réussi à lire un de ses livres en entier ; les quelques "bonnes feuilles" publiées par certains journaux au moment de la sortie de ses livres m'ont amplement suffi : réellement, c'est très pauvre au niveau du style, et les thèmes sont plus que glauques.

Que Houellebecq soit un mauvais écrivain, c'est une chose, mais qu'il soit encensé de la sorte par la critique, c'est encore pire, vous ne trouvez pas ?

C'est terrible de voir certains se gargariser de Houellebecq en écrivant qu'il illustre à merveille la désespérance de notre époque...

_________________
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Pickwick
Swoon addict
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MessageSujet: Re: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   Lun 16 Jan - 17:36

C'est exactement le fond de mon interrogation et la raison pour laquelle j'ai décidé de lire en entier un de ses romans alors que je n'en avais aucune envie.

Eh bien, loin de m'aider à comprendre, cette lecture me laisse encore plus interloqué. Je ne trouve pas qu'il incarne un "désespoir" particulier, mais plutôt le côté je suis vieux, je suis con, je vote FN et je t'emmerde... C'est un peu comme encenser le mec qui te crache dessus.

Et le pire c'est que ce mec fait un carton à l'étranger où il est considéré comme le grand écrivain français ... mais franchement, au secours !
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MessageSujet: Re: Michel Houellebecq - Les particules élémentaires   

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