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 Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.

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Damien
Bookworm



MessageSujet: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 17:21

Desperate Romantics est une mini-série de la BBC diffusée en 2009. Elle raconte la vie mouvementée de la confrérie des préraphaélites. Ces peintres ont bousculé les conventions de l'art à la fin de l'époque victorienne. Rossetti, Hunt, Millais et Elisabet Siddal, rejoints plus tard par Morris et Burne-Jones sont aujourd'hui les artistes plus plus connus de l'Angleterre. Ils se réclament de la peinture antérieur à Raphaël qui selon eux étaient plus naturelle, et plus esthétique.




John Everett Millais (Samuel Barnett), Fred Walters (Sam Crane), Dante Gabriel Rossetti (Aidan Turner), William Holman Hunt (Rafe Spall).

Les six épisodes relatent donc la naissance de ce groupe, leurs premiers scandales, puis leurs succès. Millais, Rossetti et Hunt sont trois peintres qui rêvent d'être exposés par l'académie royale. Malheureusement la critique boudent leurs œuvres. Un jeune journaliste, Fred Walters (personnage fictif), les trouvent fascinants. C'est lui qui leur présente Elisabeth Siddal, une jeune modiste, qui devient le modèle privilégié du groupe. Millais la choisit pour incarner Ophélie.


Ophélie de Millais.

Si Charles Dickens trouve leur tableau affreux, le critique John Ruskin (Tom Hollander) est intéressé. Les préraphaélites décident donc de le convaincre de devenir leur défenseur et leur mécène. Chaque épisode est centré sur une œuvre. Le spectateur découvre donc son histoire. C'est donc un vrai régal pour les yeux, et une manière originale de découvrir ce qui se cache derrière les tableaux.


Lizzie Siddal posant pour Millais (Amy Manson).

La mini-série s'intéresse également à la vie privée des peintres. Rossetti est un grand séducteur, attiré notamment par les prostituées. Son histoire avec Lizzie est loin d'être calme. Ruskin et sa femme, Effie (Zoe Trapper), rencontrent des problèmes très intimes. Leur mariage n'a toujours pas été consommé. La rencontre entre Effie et Millais n'arrange donc rien. Quant à Hunt il fréquente Annie, une prostituée qu'il aimerait éduquée.



Vous l'aurez compris la mini-série est un costum drama. Tous les ingrédients sont présents. Pourtant son réalisateur cherche à innover et à bousculer le genre, tout comme ses héros l'ont fait avec la peinture. La musique est donc résolument moderne. Le scénario prend parfois des libertés avec la véracité historique, l'humour est très présent et le scénario n'hésite pas à se moquer de personnages connus comme Dickens ou même Morris et Burne-Jones. Les scènes de sexe sont également nombreuses. Le cocktail costumes, sexe, et rock se veut donc détonnant.


La Chèvre de William Hunt.

Je n'en dis pas plus pour vous laisser découvrir la série, si vous ne la connaissez pas encore. Peinture et amour sont donc au programme. Je vous conseille de surfer sur le site de la BBC qui propose des photos et des résumés, mais surtout des analyses des tableaux présents dans chaque épisode.

http://www.bbc.co.uk/programmes/b00lvyq2


Beata Beatrix.

Aimez-vous les préraphaélites ? Avez-vous vu la mini-série ? Aimeriez-vous la voir ?
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sandie
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 17:35

Merci pour cette super présentation Damien, ça donne très envie de voir cette série !

J'aime beaucoup les peintres préraphaélites, en particulier Dante Gabriel Rossetti (mais je pense que vu mon avatar, tout le monde avait deviné lol! ) : je trouve ses toiles sublimes, les couleurs sont magnifiques et ses modèles ont une grâce et une beauté particluière. Le style de Rossetti est aussi très singulier : on reconnaît au premier coup d'oeil ses toiles.
Les peintures de Millais me plaisent également, en particulier sa fameuse Ophélie : j'ai vu le tableau pour de vrai il y a 2 semaines à la Tate Britain à Londres et ça m'a fait tout bizarre Very Happy

La série a l'air très bien, j'aime beaucoup les décors et la photographie. L'histoire a l'air pas mal aussi, en particulier concernant la lutte de ces peintres pour imposer leur style, leur vision et obtenir la reconnaissance du public et de leurs pairs.
Sais-tu si elle va sortir en France ? Est-ce qu'on peut la trouver en vente quelque part ?
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Damien
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 17:45

Je suis content de t'avoir donné envie de découvrir la série Sandie. Je ne pense pas qu'elle sorte en France. Tu peux commander le dvd sur des sites anglais. C'est comme ça que je l'ai vue. Il coûte 11 livres environ. Pour Six épisodes, je trouve que c'est raisonnable.



J'aime beaucoup Rossetti aussi. La mini-série ne donne pas toujours une image très positive de lui, il n'avait pas l'air très fidèle, et il était plutôt paresseux. Lizzie Siddal a posé pour lui dans de nombreux tableaux. C'est elle qui représente Beatrice. On apprend également que Rossetti lui a aussi appris la peinture, et qu'il écrivait des poèmes (la plupart pour elle, mais pas tous).

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sandie
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 18:00

OK, merci pour l'info. Et effectivement, 11 livres c'est pas cher quand on voit le prix des séries télé en France...

Hormis ses tableaux, je dois avouer que je connais très peu et très mal la vie de Rossetti : il faudrait que je m'y intéresse plus (cette série me semble un bon début).
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Emjy
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 18:14

Ta présentaion est très alléchante, Damien. Very Happy Comme je suis un peu en manque de period dramas en ce moment (South Riding s'achève ce soir Sad ), je me laisserai sans doute tenter ...

_________________
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Damien
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 18:35

La mini-série devrait vous plaire. On apprend pas mal de choses sur les préraphaélites et les acteurs sont très bons. Les épisodes sont un peu inégaux pas contre. Certains sont dynamiques et passionnants et d'autres un peu moins. Dans certains la vie privée prend trop le pas sur la vie artistique. Mais dans l'ensemble j'ai passé de très bons moments.
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Lady Clare
Swoon addict



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 21:19

Merci pour ce topic Damien!
Je suis une passionnée des Préraphaélites depuis près de vingt ans ! :albino: Je collectionnais tout ce que je trouvais sur eux...
Cette minisérie je l'ai attendue longtemps!! Je l'ai découverte à sa sortie en coffret. Je dois avouer que j'ai été déçue. Voici ce que j'en avais pensé, (je ne l'ai pas revue depuis) :

Dès le premier épisode, je dois reconnaître que mon avis est relativement mitigé, j'ai trouvé beaucoup de ressemblances avec la série The Impressionnists. Je pense notamment aux expositions rejetées, au traitement de ces artistes par l'establishment en place... Les similitudes existent réellement, certes, mais le traitement de ces scènes dans les deux séries est sans originalité, de même, on retrouve le même genre de scènes des artistes "crève la faim" au resto du coin...

Le rythme du premier épisode m'a semblé un peu trop rapide aussi, je m'attendais à un peu plus de détails sur la création des oeuvres, le choix des sujets, je pensais aussi que l'on allait voir le moment où la Confrérie se crée...quelle a été l'étincelle qui a tout déclenché...

Sinon, la lumière, la couleur, le choix des acteurs est excellent. Tom Hollander me bluffe complètement, il campe un Ruskin tout en nuance, exactement comme je pouvais l'imaginer. Ses tourments tels qu'ils sont montrés ont bien existé, maintenant, je trouve qu'une certaine scène un peu trop explicite n'était vraiment pas nécessaire.

J'aime assez aussi l'énergie qui se dégage des comédiens qui interprètent les membres de la Confrérie, j'avoue que je ne les connaissais pas tous, mais ils correspondent bien aux personnages qu'ils interprètent. L'actrice qui joue est Elizabeth est merveilleuse.

Mais dans l'ensemble, je suis bien obligée de reconnaître que je reste sur ma faim. Certes, les acteurs sont parfaits, les costumes, les décors, la lumière, comme souvent dans les séries de la BBC... il y a aussi beaucoup d'humour ce qui est un plus, mais et c'est un graaaand mais.... Avant de me me lancer j'ajoute quand même que j'ai beaucoup aimé l'épisode 2 où l'on voit la création de Ophelia, c'était magnifique...et c'est ce que j'ai préféré de toute la mini-série...

Néanmoins globalement, j'ai comme un sentiment de malaise. Je sais bien que c'est une vision "romancée" et "axée sur la vie privée", mais pourquoi l'éloigner autant de la réalité historique? Je ne ferai pas la liste impressionnante des incohérences de dates, des amalgames, des manques, mais quand même! Je sais bien que nous ne sommes pas dans un documentaire, mais l'intrigue est vraiment résumée en un format "mouchoir de poche" à mon avis...

Pour un mouvement qui reste encore un peu trop confidentiel, même en Grande Bretagne, il est bien dommage que les scénaristes n'aient pas fait le pari de rester un peu plus proches de la trame historique telle qu'elle a vraiment eu lieu...

Il est vraiment dommage par exemple qu'aucun autre membre de la famille Rossetti ne soit représenté, et pourtant le frère William Michael Rossetti a beaucoup participé au mouvement (alors pourquoi ce personnage fictif de Fred??? oui bon, d'accord, c'est une convenance scénaristique, d'ailleurs Sam Crane est parfait), de même le véritable mentor de Rossetti est le peintre Ford Madox Brown, bien plus que Ruskin... Je m'attendais à voir Christina Rossetti aussi, je suis déçue.

De la même manière, il est bien connu que les relations entre Elizabeth Siddal et la famille Rossetti ont été problématiques, aucune allusion à cela alors que l'on voit un peu trop à mon goût la maman de ce cher Ruskin... On ne voit même pas que entre la rencontre de Lizzie et Dante et leur mariage, il se passe pas moins de dix ans, que Lizzie voyage par exemple, notamment en France... On a l'impression qu'elle n'est que la créature de Rossetti et ensuite celle de Ruskin...

Je reviens quand même sur ces scènes de sexe et de nu qui me semblent totalement gratuites. On peut parfaitement décrire une vie débridée ou de débauche (puisque tel est visiblement le parti-pris) sans pour autant sombrer dans le sordide, voire le ridicule. Je trouve vraiment que ces scènes déservent considérablement la minisérie, on a le sentiment que la vie de Rossetti ne se résume qu'à cela et qu'il ne peut trouver aucune inspiration sans le vice, je trouve cela bien dommage... Aucune mention n'est ainsi faite de Rossetti le grand poète (enfin c'est trop légèrement évoqué), Rossetti le fou d'époque médiévale, Rossetti éditeur et traducteur de Dante... Rossetti issu d'une grande famille de poètes et d'artistes (son oncle maternel est Polidori, l'ami de Byron)... on nous le décrit vraiment comme un passionné certes mais par le raccourci rapide et simpliste du débauché et du marginal...

Ce n'est donc pas LA grande série dont je rêvais, ce n'est que mon avis bien sûr... je suis assez conditionnée par le fait que je m'intéresse à ce mouvement depuis longtemps et que j'avais de trop grandes espérances... geek

En faisant quelques recherches, j'ai trouvé qu'il existe une autre série qui date de 1975 avec un joli casting aussi, dont celle-ci s'est inspirée, mais qui n'existe pas en support DVD apparemment...

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Love_School
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Damien
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 21:57

@ Lady Clare. Je te rejoins sur de nombreux points Smile.

L'épisode sur Ophélia est magnifique, et c'est de loin mon préféré. Rien que pour ce dernier, je suis content d'avoir vu la série. Pour moi elle permet de découvrir les préraphaélites, et de se familiariser avec leur univers. Mais effectivement lorsqu'on connait un peu (ou beaucoup) ce mouvement on peut être déçu.

Je trouve aussi que la série insiste beaucoup trop sur la vie privée. Les (trop) nombreuses scènes de sexe prennent trop le pas sur l'histoire du mouvement. C'est aussi ce qui m'a frappé, et c'est aussi ce qui m'a déçu. J'aurais voulu qu'on m'explique mieux le mouvement, les choix des sujets, des techniques... Cet aspect est plutôt traité de manière superficielle.

J'ai également été déçu de ne pas voir certains personnages dont Christina Rossetti. On ne voit pas non plus les tableaux de Burne-Jones que je trouve magnifiques.

Mais au final j'ai trouvé que la série était divertissante, et que les acteurs étaient excellents ce qui a rattrapé ma déception. Je considère que c'est une série qui donne envie d'en savoir plus sur ce mouvement, mais qui reste superficielle quand on connait ces peintres.
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Akina
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Dim 6 Mar - 22:02

J'aime beaucoup ces peintres, et je note avec enthousiasme cette série !
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Ianesthan
Delicious silence



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Lun 7 Mar - 22:02

Tout pareil ^^
Je ne connais pas du tout la vie de ces artistes, même si j'aime beaucoup leurs tableaux.
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Satine
Locataire de Netherfield



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Lun 26 Déc - 18:37

Je viens juste d'être au courant de cette mini-série qui me tente énormément vu le sujet cheers
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Perséphone
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Sam 4 Fév - 9:32

Après les impressionists j'ai très envie de voir cette série sur les pré-raphaélites. J'adore Millais et Burne-Jones (par contre je déteste Rossigni, je trouve ses portraits de femmes absolument hideux, désolée pour ceux qui aiment ce n'est que mon avis et je crois qu'en art, c'est encore plus "les goûts et les couleurs" qu'en littérature). Merci Damien pour cette présentation.
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Perséphone
Bookworm



MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Mer 17 Avr - 21:33

post Voici enfin mon avis qui rejoint vraiment celui de Lady Clare!

J'étais toute prête à adorer comme j'ai adoré celle sur les impressionnistes (même si je sais ce n'est pas la meilleure série du monde, mais des tableaux impressionnistes, la Provence, Richard Armitage et je suis conquise) mais après avoir vu l'ensemble des épisodes je dois dire que je suis très partagée.

Même si on m'a assuré qu'historiquement (et du point de vue de l'Histoire de l'art) que Desperate Romantics était plus proche de la vérité que The Impressionists (et en écoutant Lady Clare je me dis qu'on a de gros soucis à se faire donc), je n'en ai pas moins été déçue par le traitement qui en est fait.
La peinture et l'art des pré-Raphaélites est pour moi particulièrement sous-exploitée ce qui est plus que dommage. Comparé à The Impressionists, j'ai eu l'impression finalement de peu en savoir sur leur travail, pourquoi ils s'intéressent aux mythes et aux légendes, ni même sur leur peinture en elle-même qu'ont voit assez peu au final. Après avoir vu les épisodes j'ai plus de souvenir de scènes à la taverne à les voir pleurer sur leur malchance ou leur problème de femmes que de scènes dans leur atelier. Je trouve que les scénaristes ont privilégié les parties sur leur vie privées tumultueuses au détriment de l'histoire de l'art. Il y a un côté un peu facile et voyeur dans les histoires de coeur de notre charmante compagnie à tel point que j'ai parfois cru que nous étions dans les Tudors ou les Borgia de Showtime.

Le problème pour moi vient aussi du fait qu'ils se concentrent beaucoup sur Rossetti au détriment des autres. Si les deux ou trois premiers épisodes nous montre aussi Millais et Hunt, je trouve qu'ils sont presque complètement oubliés par la suite, comme si, maintenant qu'ils sont connus et riches il n'y avait plus rien à raconter. Rossetti n'est pas le Pré-Raphaélite que je préfère et maintenant que je connais un peu mieux le personnage je peux dire que je ne l'aime pas du tout! Du coup je n'en pouvais plus de son histoire d'amour avec Lizzie Siddal...Je n'avais plus qu'une envie c'est que cela finisse! L'histoire Rossetti-Lizzie se fait à mon sens au détriment d'Effie-Millais ou d'Annie-Hunt. C'est dommage j'aurai aimé en savoir plus sur eux. Là où Claude Monet servait de ligne rouge, puisque c'était lui qui avait vécu le plus longtemps ce qui permettait d'avoir un point de référence pour balayer l'histoire des personnages, ici Rossetti semble focaliser l'attention et déséquilibre le récit.

De plus je suis vraiment gênée par leurs choix scénaristiques. S'ils prennent beaucoup de temps pour le début de leur histoire, j'ai trouvé la fin beaucoup trop rapide, voire bâclée et le dernier épisode n'est même pas une vrai fin pour moi. William Morris et Edward Burne-Jones paraissent anecdotiques et rien n'est dit pour nous expliquer ce qu'ils deviennent. Il aurait fallu prendre un parti-pris: soit raconter seulement leur montée dans l'art du XIXe siècle anglais et s'arrêter lorsqu'ils deviennent célèbres (par ailleurs on a l'impression que Rossetti ne l'est pas et ne bosse jamais) soit faire comme dans The Impressionists et raconter leur histoire dans son ensemble. Ici j'ai un peu eu l'impression qu'on m'en disait trop ou pas assez et qu'au final je n'avais vu qu'un début d'histoire.

Pour moi cela manque étrangement d'art et de ligne scénaristique bien définie, qui sont remplacés par des moments assez drôles et des scènes crues (souvent marrantes d'ailleurs) plus anecdotiques.

Malgré ce que vous pouvez croire, je n'ai pas détesté loin de là. Le casting est extrêmement plaisant. Aidan Turner offre un Gabriel Rossetti haut en couleur à la fois totalement insupportable - le bonhomme est passablement égocentrique et god! he can't keep it in his pants! si vous voyez ce que je veux dire - mais pourtant touchant, comme Lizzie et Fred on se laisse avoir facilement. Shelbylee a raison, Aidan Turner est très bon en charmeur Rossetti et n'est pas charmeur qui veut avec cette capacité à émouvoir à volonté malgré le fait que l'on sache pertinemment que le personnage est incontrôlable. J'ai eu un petit coup de coeur pour Samuel Barnett qui joue un John Millais craquant à souhait et Sam Crane dont j'ai adoré le Fred.
J'ai apprécié l'idée de voir cette confrérie à travers l'oeil extérieur et les commentaires de Fred Walters qui est sans doute le meilleur personnage de la série. Pas tout à fait dans la Confrérie mais pas exclu non plus, il est comme le spectateur, témoin de la naissance de ces génies, de leurs déboires aussi...
Les actrices font un excellent pendant face aux acteurs de la série, qu'elles soient prostituées comme Annie Miller (particulièrement touchante) ou de la "haute" (comme Effie Ruskin que j'aime vraiment beaucoup) elles arrivent à mettre en avant les caractères des pré-raphaélites sans pour autant n'être que de simples faire-valoir. Elles tiennent leur place et sont, tout autant que les hommes, le moteur de l'action, les muses des poètes, leurs points de repère. J'ai particulièrement aimé l'épisode 3 avec l'histoire d'Effie et de Millais que je trouve extrêmement touchante. Ils remportent d'ailleurs sans problème la palme de cuterie!

Si les tableaux ne sont pas à mon sens suffisamment utilisés, les décors, les reconstructions et les petits passages sur leurs créations artistiques n'en sont pas moins très intéressantes. Le passage sur l'Ophelia de Millais est vraiment bluffant, on s'y croirait presque. C'était aussi très intéressant de voir à quel point la pose, le modèle et la mise en scène était important pour les peintres de même que les sujets: la "fallen woman", les sujets bibliques ou mythologiques, l'importance des légendes arthuriennes etc. On se rend bien compte à quel point le modèle est important et que leur inspiration était souvent lié à la femme qui posait pour eux, c'est en tout cas ce que l'on ressent fortement chez Rossetti qui semble prit d'une bouffée d'inspiration nouvelle dès qu'il croise une nouvelle femme.

Comme les décors et la reconstruction de la vie modeste de Rossetti ou de Hunt, j'ai adoré la musique (dont je vous fais partager le thème principal avec l'ouverture). Elle a quelque chose d'enjoué, de drôle aussi et de léger, comme si après tout la vie d'artiste était faite de hauts et de bas et que tout finit par s'arranger.

Un visionnage en demi-teinte et j'en ressors assez déçue Sad
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MessageSujet: Re: Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.    Aujourd'hui à 13:48

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Desperate Romantics : la confrérie des préraphaélites.
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